Ces deux repères — l’un protecteur, l’autre intime — peuvent se répondre, se compléter ou être explorés séparément.
Ils s’inscrivent dans une démarche globale, humaine et respectueuse, au service de sa fin de vie, telle que chacun souhaite la penser et la vivre.
Un repère PROTECTEUR : LES DIRECTIVES ANTICIPÉES
Cette dimension concerne la partie officielle et légale de la fin de vie.
Les directives anticipées permettent d’exprimer ses souhaits médicaux dans l’éventualité où, un jour, il ne serait plus possible de les formuler soi-même.
Elles sont reconnues par la loi et peuvent inclure la désignation d’une personne de confiance.
Les aborder dans un espace d’accompagnement permet :
d’y réfléchir sereinement, sans urgence,
de formuler ce qui est juste pour soi,
de sécuriser sa volonté,
et, souvent, de soulager ses proches face à d’éventuelles décisions à venir.
Un repère PRÉCIEUX : LE CHEMIN INTÉRIEUR
Au-delà des aspects médicaux, il existe une dimension plus intime, personnelle et sensible.
J’ai créé un support d’exploration, appelé « Mon chemin intérieur », pour permettre à chacun de dire ce qui compte profondément pour lui, au regard de sa propre finitude.
Il invite à mettre des mots sur :
la maladie, la perte d’autonomie ou la fragilité,
la spiritualité, la mort, et ce qui peut se vivre au-delà,
les souhaits pour les derniers instants,
les priorités, les liens, ce qu’il reste à vivre, à transmettre, à apaiser.
Ce cheminement n’a pas vocation à être figé.
Il évolue avec la personne, au fil de sa vie, de ses prises de conscience et de ses choix.